Partager l'article ! DCL/ NDC n°4: L'épuisement dépassé elle découvre la sérénité accomplie de ce qui ne s'achève jamais. Le t ...
L'épuisement dépassé elle découvre la sérénité accomplie de ce qui ne s'achève jamais.
Le tourbillon de la mécanique des grands bouleversements tombait en pluie de météores argentés sur ses cheveux. Ce diadème imprévu éclairait la chambre d'une lumière moirée, se comparant à la couleur des perles sous-marines. Elle fit un pas en avant, caressa de ses doigts les murs de la naissance et commença à déchiffrer le grain serré de pureté. Au dessus d'elle tournaient les oiseaux d'augures qui se multiplaient dans le ventre des secondes intemporelles. Ils vouaient leur attention d'avenir à lui murmurer le secret de leur venue dans sa vie.
Jaë s'était défaite de tout ce qu'elle savait comme d'un vêtement devenu trop étriqué. Au
plus profond d'elle-même les racines de son chant intérieur avait été cuellies par l'élan du geste. Définition retrouvée de ses notes sombres et interrogatives, Dwedus l'avait fait se retourner
sur les origines de sa terre désertique. Les courants immémoriaux, antérieurs à tous souvenirs, coulaient en encre d'absolu. Les instincts idéels plongeaient de sa main dans ce fleuve d'une
richesse sans fond. Les perpétuités rencontraient les immédiatetés, les cris des loups d'obscurité croisaient le fer avec les timidités des aubes. Ce qui ne pouvait se voir dans l'espace
restreint de la réalité froide et implacable parlait maintenant le même language.
C'est la grande union éclatante. Provoquant Lucifer des temps brisés qui cherche toujours à souffler son feu tiède de la banalité sur les songes. La chambre de l'expérience était hermétique à
cela maintenant. Les limpidités en mouvement, polymères habiles résistants à la rupture et aux chocs, colmataient les fissures par lesquelles passaient le vent de
l'hésitation. Jaë était l'interprète unique des représentations articulées de l'invisible silence. Dans un néant fertile elle prononçait les mots que seul
comprenaient les sensibilités exacerbées.
Ces sensibilités qui souffrent de l'immense solitude d'être les âme-mères du recul visionnaire.
Elles seules peuvent ouvrir les voies aux grandes réalisations. Elles mettent au monde les syncopes créatrices.
Elles écrivaient pour Dwedus.