Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 20:47

C'est un peu comme la mélancolie attentionée d'une rêverie en mouvement. Tout ce que je suis, et non pas qui, n'est pas plus qu'une voix douce. La réflexion est partie s'étendre, yeux clos mais toujours lévés, même quand ils ne peuvent plus voir.
Je ne me sens plus appartenir à quoique ce soit, et plus rien ne m'appartient. Quelques notes très distantes et éthérées. Elles sont détachées et claires, non solennelles. D'anciennes cordes enlacées à de diplomates tintements.
Un mouvement apparaît. Tu n'as pas les compétences pour le différencier des battements de coeur qui pleurent. Tout ce que tu avais était des intuitions. Certaines douceurs se meuvent, émeuvent. Elles enseignent le sens de l'insondable. Plus profond encore. Une chute abyssale dans des bras que nous ne reconnaissons pas. Personne ne flotte. Ce n'est pas la matière en question. Ces douceurs sont des après-coups. L'acceptation de la naissance des souvenirs. Ils scellent un temps terminé. Et ils jouent des notes tendres. Pleurer ou pas, rien n'est requis maintenant. Et si nous flottons c'est plutôt un vol parmi tous les moments qui, désormais, seront des souvenirs clos dans une histoire. D'une histoire.

Par Jaë
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 13:23
It's like the caring melancholy of a daydream in motion. All what I am, but not who, is not more than a soft voice.  The reflection is gone to lay down, eyes closed but always looking up, even when they can't see anymore.
I feel I don't belong to anything anymore, and that anything belongs to me anymore. Some very distant and ethereal notes. They are detached and bright, not solemn. Ancient strings interlaced with tactful tinklings.
A movement happens. You don't have the skills to differentiate them from the heartbeats that cry. All what you had were hunches. Some gentleness move and touch profoundly. They teach the sense of the unfathomable. More deeper. An abysmal fall into arms that we don't recognise. Nobody floats. It's not the matter in hand. Those gentlenesses are after-facts. The acceptance of the memories' birth. They seal a time over. And they play tender notes. To cry or not, nothing is required now. And if we float it's rather a flight amongst all the moments that ,from now on, will be memories closed in a story. From a story. 
 
Par Jaë
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 13:24
L'auteur a la grippe. C'est assez drôle, elle essaie de ramper pour marcher.
Ce soir, des nouvelles.

The author has the flu. It's quite funny she tries to crawl to walk.
Tonight, news.
Par Jaë
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 17:47

9

Le silence de la rue est immobile et mat. Des gens marchent, traversent la rue, changent de trottoir. Il est dix-huit heures, et c'est étrangement calme mALgré la foule qui vit. Un poul en suspend. Ou un poul aphone. On ne sait pLUS comment marcher et se mouvoir, l'inhabituel rend maladroit et serein. On est un peu gêné et excité comme dans un moment anormal mais sans gravité. Les musiques de la vie se sont arrêtées quelques secondes. Et dans ses secondes muettes on réalise le bruit de la vie, puis on l'oublie.
L'envie des gens de la rue de se parler est palpable, ils veulent savoir s'ils sont seuls à le sentir et à le vivre. Trop tard, la radio vient d'être rebranchée. Vent, murmures, voix, pleurs, voitures, pierres, plastique, chaussures, portes, bouches, regards, tout reprend du son.
J'ai pris un sens interdit.

(Translation coming..)
Par Jaë
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 15:26
Jaë alla voir Bob Link. Elle prit la rue des Officiers, ce n'était pas son nom mais les édifices parfaitement blancs du 18e siècle, la largeur de la chaussée, les fenêtres découvrant des lustres éclairés et imposants, lui avaient toujours donné l'impression qu'avaient habité là des officiers aux gants blancs de l'armée napoléonienne. Une impression de grandeur trop ordonnée et de boudoirs éhontés, qui lui avait ravi à tout jamais son vrai nom. 
Bob Link avait un chez lui. Un terrier qu'il était difficile de pénétrer. L'homme du banc partageait rarement, et ne recevait jamais.
Sa vie était faite d'habitudes, et d'habitudes loin du monde. Il s'enveloppait de limites protectrices. Quand il sortait dehors il était pris de vertiges. Toujours les vertiges. Il prenait toujours le même chemin pour aller d'un endroit à un autre. Endroits qui étaient le même magasin, pourtant pas le plus bon marché et au-dessus de ses moyens, le même banc qui faisait office de sortie mondaine et qui lui faisait croire qu'il était maître du choix, quand il n'en était que le traître. Bob n'abordait le monde extérieur que par ses habitudes. Prolongements de son être, projection de son terrier. 
Jaë comprenait ça que trop bien. Sans language ni dissertation au préalable. Elle-même dans ses tentatives de voyage dans des villes étrangères ne s'arrêtait qu'au premier restaurant découvert, au premier café, aux premières drogueries pour ses vivres. En quelques heures elle avait reconstruit un monde d'habitudes qui effaçait le réél et le trompait. Même s'il y a avait un chemin plus simple et plus court, ou tout simplement d'autres chemins, d'autres contemplations qui attendaient ses yeux pourtant toujours neufs, le premier chemin qu'elle avait pris, accrochée à son souffle défaillant et luttant contre le mal-du-monde-des-autres le temps de la découverte, était l'unique et le bon. Elle n'en changeait plus. Il aurait fallu pour cela affronter un monde nouveau. Les vertiges. Toujours les vertiges. Lorsqu'elle partit à Prague, pour offrir à Dwedus les écrits d'une femme vivante et de voyages, pour lui écrire tout simplement de Prague, et tenir pour lui un carnet d'observations.., elle était resté à dormir à l'hôtel tous les après-midi ou à lire dans le salon. Elle avait juste déplacé ses abattements. Toujours le même livre. Jusqu'aux mêmes pages. Il ne fallait pas que l'abstraite réalité fuit et que par ces percées le monde s'infiltre.

(translation coming and more...)



Par Jaë
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